Un mot en sortant du Casino de Paris : whaou ! Deux heures durant, Michaël Gregorio trempe la chemise et se donne comme jamais sur scène. Performer à couper le souffle, il tient son public en haleine et nous embarque dans une passionnante Odyssée de la voix. Attachez vos ceintures et laissez-vous porter par ces montagnes russes vocales !

Qui dit odyssée dit voyage haut en couleurs. Un voyage au centre de la voix qui débute dès la petite enfance de Michaël Gregorio. Dans la R5, aux côtés de son tonton, le petit garçon adorait écouter les tubes des années 80 et ne pouvait pas s’empêcher d’imiter les stars de l’époque. Puis, adolescent, pousser la chansonnette aurait pu s’avérer une technique de drague imparable.. Sans succès hélas !

Doté d’une réelle cohérence narrative, le spectacle ne se contente pas d’aligner les prouesses sonores. Un véritable fil rouge offre une dynamique à l’ensemble. Aidé de Cyril, un assistant digital pas très doué, l’humoriste sort l’artillerie lourde et étincelle de mille feux dans sa veste paillettée dorée. Tout s’enchaîne avec fluidité dans une alternance de franche rigolade (vive les perroquets) et de moments plus déchirants (la reprise de Diego version Berger/Gall/Johnny donne des frissons). Un hommage à la comédie musicale a aussi été fortement apprécié !

La générosité de l’artiste fait plaisir à voir et à entendre : elle s’avère communicative et entraînante. Michaël Gregorio donne tout ce qu’il a et le public le lui rend bien. Quelle euphorie réjouissante !

© Laura Gilli

MICHAËL GREGORIO, L’ODYSSÉE DE LA VOIX. 2h. ♥ ♥ ♥ ♥ ♥