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Théâtre 71

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Dur, dur d’être mère avec José Pliya ! Dans Cannibales, le dramaturge met en scène sa propre pièce en s’engouffrant dans les codes du polar noir pour mieux les pervertir. Lorgnant vers la métaphysique et le fantastique, Pliya aborde un sujet sociétal fort : le rôle et la fonction de la mère aujourd’hui. Conformité aux normes, fardeau, égoïsme ou amour sans réserve ? Plus globalement, trois femmes s’interrogent sur la propriété, sur les limites à franchir ou non pour s’approprier des biens, humains ou pas. Le choix de la distanciation désarçonne d’abord mais l’implacabilité des propos et la porosité entre fantasme et réalité emportent l’adhésion. Une réflexion violente et frappante sur la maternité et le deuil à voir au Théâtre 71.

Un labyrinthe lumineux (mention spéciale au travail remarquable de Philippe Catalano) se construit au fur et à mesure qu’une jeune femme s’avance sur scène comme les pièces d’un puzzle qui se mettent en place. Sauf qu’ici, notre protagoniste semble errer. Dans un parc, Christine cherche sa fille. Après s’être assoupie, elle ne retrouve plus la trace de son bébé. Interrogeant sur un banc voisin une vieille fille grognonne, elle se heurte à un mur de silence. Nicole n’aime pas les enfants, elle souhaite juste qu’on la laisse tranquille dans son coin. Désemparée, Christine se tourne alors vers Martine, une autre jeune maman qui accepte de l’aider à la condition qu’elle chuchote, pour ne pas réveiller le petit Martin… Le trio s’embarque alors dans une quête psychique bien loin du roman policier habituel.

La réussite de Cannibales tient pour beaucoup dans son atmosphère poisseuse et trouble. Pliya parvient à maintenir un équilibre délicat entre l’ultra réalisme de l’enquête et le cauchermardesque du délire. Jusqu’où peut-on aller pour devenir mère ? Comment faire le deuil d’un enfant qui n’a même pas existé ? Finalement, être mère n’est-ce pas endurer des sacrifices insensés, de l’argent dépensé pour rien, un don de soi harassant ? Pliya pointe du doigt les attentes ancestrales d’une société qui se revendique moderne. La femme reste encore de nos jours biologiquement destinée à procréer. S’écarter de ce chemin traditionnel revient à s’exclure d’emblée de la communauté.

Le tour de force du dramaturge réside dans son inversion paradoxale de l’humanité, incarnée par une femme à trois visages : Christine se situe au début de sa quête. Déterminée et positive, elle se montre déterminée à récupérer sa chair. C’est elle qui mène l’interrogatoire. Martine, elle, se veut plus lucide. Déçue et frustrée, elle reste cependant dans les apparences et préfère promener un landau vide que rien de tout. Enfin, Nicole, récalcitrante de prime abord, indique le chemin d’une voie nouvelle, celui d’un retour à la primitivité. Ayant avorté suite à un viol, cette vieillarde s’inspire des pratiques indiennes et kidnappe les enfants. Remplaçant sa progéniture jamais née en s’accaparant celle des autres, elle se crée une nouvelle famille. Ces trois Parques revisitées, désespérées, s’allient et s’envolent alors vers une nouvelle mission. Après s’être cruellement disputées sur leur capacité ou non d’être mère, les voila réconciliées dans une chasse au bébé qui s’annonce impitoyable.

L’interprétation anti-naturaliste des trois actrices déroute forcément lorsque le rideau se lève vu le sujet traité. Le langage soutenu et métaphorique de Pliya, sous ses allures réalistes, sonne artificiellement et parait poussif. Mais la machine embraye assez rapidement et nous embarque loin dans ce désir insupportable de maternité. Lara Suyeux campe une Christine borderline, combative et aux méthodes d’investigation pour le moins discutables. Claire Nebout effraye en Martine glacée et élégante à la voix sensuelle. Enfin, Marja Leena Junker provoque le rire en Tatie Danielle aigrie mais au fond très humaine. Le trio possède une belle synergie, magnifique dans ses lourds manteaux stylisées de sorcière.

En bref, un spectacle fort et surprenant qui questionne notre responsabilité quant aux destins de ces trois femmes brisées par un enfantement jamais advenu. Se jouant d’un univers codifié à l’extrême, Pliya signe une mise en scène âpre et délirante sous ses aspects austères et minimalistes. ♥ ♥ ♥ ♥

© Claire Besse
© Claire Besse

yvonne_malteLe décor de serre tropicale révèle la moiteur d’une société en décomposition. Dans Yvonne, princesse de Bourgogne, Jacques Vincey met en scène le basculement d’une cour royale abêtie par ses tics et ses convenances dans l’horreur meurtrière en propulsant Marie Rémond, spectre rêveur, comme catalyseur oppressant et fascinant. Farce tragique, où le rire corrosif s’allie à merveille à la violence d’un lynchage épouvantable, cette pièce trouve un écrin grotesquement festif assumé. On se régale au Théâtre 71 !

Ping-pong, exercices de fitness, cardio… La pauvre Yvonne se transforme davantage en sportive qu’en princesse. Avant le début de la représentation, le public assiste à toute une batterie d’efforts métaphorisant le calvaire physique et la torture mentale que va subir la simple d’esprit. Gombrowitz affirme dans sa préface que « Les héros de la pièce sont des gens tout à fait normaux, mais qui se trouvent dans une situation anormale. ». La version de Vincey s’écarte in medias res de cette banalité pour indiquer la perversion d’une famille dégénérée. Les déclamations emphatiques de la Reine Marguerite, le sadisme effrayant du Prince Philippe qui décide d’épouser Yvonne,par défi face aux lois de la nature malgré son dégoût, ou encore le Roi Ignace cousin d’Ubu, totalement déjanté plantent l’ambiance. On ne peut donc parler de « normalité » ici. Simplement, Yvonne l’étrangère renvoie, tel un miroir muet d’autant plus révélateur et implacable, toute la noirceur et la lâcheté d’une cour dont les mots creux apparaissent bien dispensables. Yvonne succombera finalement aux pulsions collectives meurtrières d’une famille obsédée par le maintien des étiquettes.

À part dans le paysage dramaturgique, le personnage d’Yvonne provoque d’emblée l’empathie. Cette « chèvre-émissaire », frêle, timide, laide et empotée, semble cultiver tous les maux de la Terre mais la force brute et la pureté de son amour détonnent dans cette société hypocrite. C’est elle la reine du bal au final. Marie Rémond saisit l’opportunité en or de se glisser dans le gilet à capuche hideux de son rôle pour susciter l’émotion à travers un jeu quasi exclusivement gestuel. Démarche apeurée et enfantine, regard perdu et inflexible, grognements de bête traquée… L’actrice délivre une interprétation réjouissante et touchante. Ses camarades ne sont pas en reste : on retiendra surtout Hélène Alexandridis impériale en Reine lyrique et poétesse enflammée dont ses tirades folles évoquent Lady Macbeth sur un mode comique génial. Thomas Gonzales campe un Prince enragé au regard de psychopathe convaincu tandis que Jacques Verzier séduit en Chambellan fantasque et obséquieux.

Jacques Vincey se permet quelques fantaisies osées et gourmandes telles ces perches en Ferrero Rocher ou cet envahissement progressif de la sauvagerie avec les palmiers envahissant le loft chic au moment même où la cour laisse parler ses instincts les plus primitifs. Les deux heures de représentation filent assez fluidement et le nouveau directeur du CDR de Tours nous embarque dans un spectacle où l’irréel côtoie la bassesse de la nature humaine. Une adaptation forte et choc à découvrir rapidement ! ♥ ♥ ♥ ♥

© Pierre Grosbois
© Pierre Grosbois

 

 

0012_th71_1314_mcbethMacbeth… Un nom propre devenu synonyme de folie et de sang. Une quête du pouvoir dévastatrice et hystérique. Une plongée cauchemardesque dans un monde de fantasmes hallucinés. Anne-Laure Liégeois s’empare de ce monument littéraire et y injecte une mise en scène bouillonnante, aqueuse et boueuse. Faisant la part belle aux éléments naturels, l’ancienne directrice du CDN de Montluçon propose une version chic et choc de la pièce de Shakespeare. Magnifiée par une scénographie magique et éblouissante, cette version de Macbeth au Théâtre 71 séduit de bout en bout malgré des longueurs (trois heures de spectacle tout de même) et un final grotesque plutôt maladroit.

L’histoire de Macbeth repose sur les fantasmes paranoïaques d’un brave guerrier. Le héros éponyme vient de signer un exploit en revenant triomphant de Norvège. S’étant illustré par ses exploits guerriers, le cousin du Roi d’Écosse et chef des armées rencontre un trio de sorcières lui prédisant qu’il deviendra roi. S’ensuivent alors des pulsions de pouvoir meurtrières, des cauchemars éveillés et des insomnies douloureuses. Jusqu’au jour où Macbeth et sa femme, poussés à bout, n’ont d’autre choix que de quitter tragiquement la scène.

Anne-Laure Liégeois a choisi de se concentrer sur l’esthétique horrifique de la pièce. La force des tableaux proposés, leur violence scénique, prennent aux tripes et rejaillissent majestueusement sur sur le plateau. Les scènes de meurtres, dans le plus pur style gore, se révèlent particulièrement maîtrisées. On pense surtout à la mort du fidèle Banquo, extrêmement brutale, avec fausse hémoglobine à gogo et à celles de Lady Macduff et de son fils d’une cruauté distanciée frappante. Les meurtriers sont vêtus de tableaux de bouchers et l’on a l’impression d’assister à un film d’horreur particulièrement trash.

L’autre réinterprétation du texte absolument à couper le souffle concerne les deux scènes des sorcières. Ces trois harpies ressemblent à des succubes fatales, séduisantes et charnelles. Loin d’être repoussant et laid, ce trio infernal virevoltant nu dans des bottes cirées rouges fait penser aux Bacchantes antiques, avides d’orgie et de luxure. Ces danseuses de la pluie hypnotisent Banquo et Macbeth. Le deuxième tableau les mettant en scène se situe au moment où l’usurpateur du trône vient leur demander conseil : évoluant sur une bâche blanche étincelante, les sorcières se jettent  tour à tour de la boue, se caressent et hurlent leur oracle face à un Macbeth mis à nu, les yeux bandés. Cette matière organique insiste sur la valeur atemporelle de ces êtres féminins rieurs et malfaisants.

De cette boue justement, la metteur en scène la transforme en or. Déplaçant le cadre de l’action dans un univers contemporain, avec costumes et robes du soir, Anne-Laure Liégeois mise sur l’universalité de ce mythe de tueurs enragés. L’envie criminelle traverses les époques et se concrétise ici dans un espace aquatique proprement somptueux. Les personnages se meuvent sur un grand rectangle composé de panneaux coulissants et encadré par un canal d’eau. L’élément liquide envahit alors la scène dès le début avec un Macbeth luttant seul sous une cascade avec son épée, éclaboussant les premiers rangs. L’image rappelle les films de samouraïs et pose d’emblée un leitmotiv scénique cohérent et convaincant. L’eau, élément purificateur par excellence, ne parvient pas à laver les mains sales de Lady Macbeth, qui, victime de démence et de somnambulisme, recrée le crime de Duncan et avoue inconsciemment ses fautes.

© Christophe Raynaud de Lage
© Christophe Raynaud de Lage

Non seulement la scénographie proposée se montre percutante et d’une poésie envoûtante mais l’habillage sonore est lui aussi ciselé avec brio. La Lettre à Élise sonne alors comme un contrepoint musical ironique ponctuant les scènes de crimes avec une beauté et un sens de l’à-propos incroyable.

Il fallait trouver deux comédiens à la complicité évidente pour tenir les rôles du couple phare : la metteur en scène a réussi le pari en les confiant à Anne Girouard et à Olivier Dutilloy. La première s’impose en Lady Macbeth fourbe, manipulatrice et glamour jusqu’au bout de ses escarpins vernis. Jouant les hypocrites bourgeoises à la perfection, notamment lors de la scène du banquet, la comédienne distille une inquiétante étrangeté dans sa façon de s’approprier ce grand rôle du répertoire. Saisissante en ange de la mort accablée par le poids de la culpabilité et du vide de son existence, Lady Macbeth meurt sans gloire. Le second campe un Macbeth tourmenté par l’indécision, vacillant entre l’honneur et l’attrait du pouvoir à portée de main. Sublime torturé, le comédien insuffle une vivacité bienvenue à son rôle. Les deux ensemble forment un couple très sensuel et méfiant l’un vis-à-vis de l’autre.

Les autres acteurs se révèlent pour la plupart très crédibles dans leur partition : mention spéciale à Sébastien Bravard incarnant un Banquo digne et lucide et à Loïc Renard, parfait en jeune successeur au trône doutant de ses capacités. Par contre, Pauline Belle agace dans le rôle des enfants.

Quelques réserves toutefois viennent légèrement entacher la réussite du spectacle : tout d’abord un problème de longueur qui vient perturber le rythme de la pièce, surtout à la fin. Des coupes auraient paru souhaitables et n’auraient en rien enlevé à la qualité de l’adaptation. L’autre souci, assez regrettable, puisqu’il conclut Macbeth, provient de la mort ratée du héros. Vêtu on ne sait pourquoi de la robe de sa femme (un dernier hommage ?), Olivier Dutilloy manque la mort de son personnage en lui conférant un aspect grotesque et loin de la grandeur finale du criminel. L’affrontement entre Macduff et Macbeth provoque presque le rire puisque l’opposant à l’usurpateur fonce vers ce dernier sans le toucher avec l’épée ! Du coup, on ne comprend pas comment il meurt et l’effet ne touche pas. Tout comme l’annonce faite à Macbeth de la mort de sa chère épouse, provoquant une réponse quasi indifférente de la part du veuf.

Ainsi, la version proposée par Anne-Laure Liégeois de Macbeth au Théâtre 71 mise sur une scénographie superbe, reposant sur la vitalité des éléments et un duo d’acteurs justes et engagés dans leur rôle. S’essoufflant sur la fin, la pièce s’avère néanmoins indispensable à tout amateur shakespearien tant la metteur en scène a su retranscrire avec horreur et beauté ce texte très sombre du dramaturge anglais. Une petite pépite ! ♥ ♥ ♥ ♥

© Christophe Raynaud de Lage
© Christophe Raynaud de Lage

Le Prince, traité d’éducation politique rédigé il y a cinq cents ans par un Machiavel en disgrâce, s’attache à prouver la force du pouvoir politique, au détriment des bonnes mœurs. Ouvrage jugé scandaleux à l’époque, ce texte dédicacé à Laurent de Médicis, n’en finit pas de résonner avec l’actualité. Laurent Gutmann s’empare du Prince de manière jubilatoire et signe une adaptation d’une modernité saisissante. Transférant la portée didactique du traité à notre époque, le metteur en scène en propose une lecture jouant avec un contrepoint comique constant sur un discours cynique prônant  la manipulation. Le résultat est enlevé et diablement efficace. Une occasion en or de se familiariser avec ce texte philosophique fondateur sans jamais s’ennuyer.

Trois candidats s’avancent timidement dans une grande salle plutôt glaciale. Ils se sont inscrits à une formation très spéciale : ils veulent devenir Prince ! Myriam, la belle potiche ; Rémi, le fayot à lunettes et Max, le nounours métalleux subissent une batterie d’épreuves afin de déterminer qui sera le plus apte à prendre le trône. Épaulés dans leur tâche par Karine, l’assistante de Nicolas (Machiavel ou Sarkozy ?…) coach ferme mais bienveillante, nos stagiaires vont bénéficier de la sagesse condescendante d’un expert ès politique.

Comment transposer des aphorismes politiques au théâtre sans paraître lourd, soporifique ou pédant ? Par le biais d’un humour malin et ludique. Laurent Gutmann brode une mise en scène sensible à l’hypotexte, fine et hilarante. Le metteur en scène réussit à merveille à rendre toute l’ambiguïté du traité, qui « a pour objet l’éducation politique des princes et porte à la connaissance du peuple l’art du gouvernement, par là même faisant prendre conscience à ce même peuple les opérations de domination dont il est l’objet. » d’une façon complètement décalée. Le peuple ici, c’est évidemment le public, régulièrement pris à partie, notamment dans une mise en situation emportée dans laquelle les spectateurs sont invités à huer les candidats dans le but de noter comment ils réagissent face à une manifestation. Le reste des effets scéniques, proprement déjantés, est à l’avenant. Ainsi, le carrosse où évoluent les potentiels Princes se transforme en Peugeot 607 coupée… Pour apprendre l’art de la guerre, les stagiaires sont invités à se lancer dans un laser game. Voici ici seulement un petit aperçu de ce que vous pourrez découvrir dans cette transposition foldingue. Mais attention, ce n’est pas parce que le parti pris adopté reste celui de la rigolade que Machiavel est dénaturé. Au contraire, l’alliance du comique et du sérieux fusionne dans un mélange scéniquement et dramatiquement savoureux. Alternant la théorie, prise en charge par Machiavel, avec la pratique des stagiaires, la pièce crée un dialogue permanent et judicieux entre la jeunesse maladroite mais désirant apprendre et la maturité du sage, généreux en conseils. Le ton général est celui d’une grande récréation avec une maîtresse punissant ses élèves en les faisant sortir dans les couloirs, des gamins se chamaillant sans cesse, ou des impôts aux bonbons… Tourbillon taquin ravissant !

On entend la pensée machiavélique avec limpidité : l’interconnexion du peuple avec son roi, la méfiance à l’égard des flatteurs, l’absence de scrupules, l’importance d’être craint… La pirouette finale réserve  une belle surprise, illustrant à la perfection l’adage selon lequel le pouvoir n’est qu’une girouette tournant aux vents…

Les cinq comédiens à l’œuvre méritent qu’on s’attarde sur chacune de leur performance : Shady Nafar campe une instructrice autoritaire mais très maternelle avec fougue, apparemment soumise à son patron ; Maud le Grevellec s’en donne à cœur joie dans le rôle de la petite cruche au final plutôt maligne. Côté masculin, Luc-Antoine Diquéro fait trembler la foule par son ton péremptoire et son savoir inquiétant. Vêtu d’un costume moderne dissimulé sous une toge noire, l’acteur s’emploie à transmettre les paroles de Machiavel avec force. Thomas Blanchard, lui, se montre convaincant en lèche-bottes faussement timide mais très ambitieux et Pitt Simon, enfin, joue un barbu imposant et maladroit de manière gourmande. Distribution fantastique donc.

Ainsi, Le Prince nous enchante par son adaptation colorée et pleine de trouvailles scéniques. Laurent Gutmann s’entoure de cinq comédiens au diapason et restitue avec un humour ravageur la pensée philosophique de Machiavel sans jamais la trahir. Transposition brillante d’un texte difficile, cette pièce parvient à nous faire aimer la politique tout en nous divertissant d’une manière ludique ! Un exploit. ♥ ♥ ♥ ♥

© Pierre Grosbois
© Pierre Grosbois

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